Monday, 25. august 2008 1 25 /08 /Aug. /2008 21:14

Les courses  

 

Les courses à chiens se subdivise en plusieurs catégories en fonction du nombre de chiens attelés et en deux sous catégories en fonction de la race des chiens attelés. En effet, les Siberian Husky, plus rapides concourent dans une catégorie à part, la catégorie 1, les trois autres races (malamute, samoyède et groenlandais) courent dans la catégorie 2. Les alaskan huskys courent dans une catégorie à part car ce ne sont pas des pures races. Les courses se déroulent en deux manches, une le samedi et l’autre le dimanche et le classement se fait par addition des deux temps. Les distances varient en fonction de la catégorie et du nombre de chiens attelés. Les catégories « D », deux chiens, et « C », trois ou quatre chiens courent sur des parcours de 6 à 8 km par manche. Les catégories « B », cinq ou six chiens, courent sur des parcours de 10 à 12 km, de même que les catégories Pulka et Ski-joering. La catégorie « A », sept ou huit chiens se court sur des parcours de 16 à 18 km et enfin la catégorie « O », neuf chiens et plus parcourt 20 à 25 km par manche.

Ces distances sont celles des courses rapides dites de « Sprint », mais il existe deux autres types de courses, les courses de moyenne distance et celles de longue distance.

 

 
 
LES MODALITES D'UNE COURSE

L’organisation d’une course de traîneau à chiens nécessite un certain nombre de mesures de sécurité. Il faut notamment choisir les sites ayant des parcours adaptés, les pistes pour les chiens étant du même type que celles pour les courses de ski de fond, et les distances adéquates en fonction du type d’épreuve. Les pistes doivent être damées et balisées en fonction des différentes catégories et elles doivent être sécurisées. Autres considérations importantes : le parking pour les véhicules et la stake-out, c’est à dire l’emplacement où les chiens sont parqués durant les jours de course, avant le départ et après l’arrivée. Avant chaque course des contrôles vétérinaires permettent de s’assurer de la bonne condition des chiens. Les organisateurs doivent aussi contrôler le matériel de course, traîneaux, sacs à chiens, ancres à neige, et matériel de sécurité, ainsi qu’ils doivent s’assurer de la conformité des chiens par rapport à leur race.


Le musher meeting : c’est le début de l’épreuve. On remet les dossards et les listes de départ aux concurrents, le directeur de course rend compte du tracé et informe les concurrents des difficultés du parcours , du règlement de la course, du balisage du tracé et de l’heure officielle du départ.

La course : Les attelages prennent le départ toutes les minutes (petites catégories) ou toutes les deux minutes, dans un ordre tiré au sort pour la première manche puis dans l’ordre du classement lors de la manche suivante ou des manches suivantes. Le classement final est déterminé par l’addition du temps des différentes manches.

 

 

 

LE MATERIEL ET LES FRAIS DE COURSE.

Le matériel est variable tant en quantité qu’en qualité selon la catégorie dans laquelle vous envisagez de courir. Soit il vous faudra une pulka complète avec ses brancards et une bonne paire de skis de fond, soit il vous faudra un traîneau. Le traîneau ne sera pas le même si vous courez avec deux chiens ou avec douze et les superbes traîneaux en bois de frêne ligaturé cèdent peu à peu la place aux traîneaux modernes en carbone-kevlar, plus performants mais beaucoup plus chers. Les traîneaux de randonnée utilisés pour la longue distance sont aussi très différents des traîneaux de sprint. Il vous faudra aussi vous équiper en laisses, colliers, harnais, lignes de trait, ligne de sécurité, sac à chiens, ancre à neige, gamelles, nourriture, piquets et ligne d’attache, jerrican d’eau et d’une pharmacie pour les chiens. La boite de fart sera indispensable et vous vous équiperez en vêtements et chaussures adaptés pour la course. Si vous décidez de participer à une course de longue distance, il vous faudra rajouter une tente et de sacs de couchage de montagne prévus pour le grand froid et d’une foule d’autres articles qui s’avèrent vite indispensables en montagne.

Le budget est donc assez élevé, vous l’aurez compris. Si on ne tient pas compte ici de l’achat des chiens, ni du domicile qui doit être adapté à recevoir une meute (grand terrain clos, chenils, pas ou peu de voisins), il vous faudra un véhicule adapté au transport des chiens (camion ou voiture et remorque) puis il vous faudra vous inscrire aux courses et rajouter les frais de déplacement et d’hébergement.

Les courses de mi-distance se courent comme celles de sprint, avec les mêmes catégories, mais sur des distances plus longues allant de 20 km par manche pour les plus petits attelages à 60km pour les plus grands, ce qui correspond à environ trois fois plus de distance que sur une course de sprint.

 

Les épreuves de longue distance sont différentes dans l’esprit. Si en Europe il n’y a pas les mêmes possibilités de parcours enneigés comme en Alaska, où la mythique Iditarod se court sur 1800 km, les parcours des courses de longue distance doivent couvrir au minimum 50 km par manche et ce sont souvent des courses par étapes sur plusieurs jours. Mais là où il y a une différence importante c’est que les traîneaux sont chargés car les mushers doivent impérativement bivouaquer la nuit avec leurs chiens et doivent donc emporter tout le matériel sur les traîneaux : tente, sacs de couchage, nourriture pour le musher et les chiens, eau, gamelles, équipements obligatoires et matériel de survie… On se rapproche plus de l’esprit trappeur et aventurier. Ces épreuves sont plus particulièrement réservées aux mushers expérimentés.


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